Vanessa Paradis s’est produite à Paris aux Folies Bergères du 24 au 31 janvier. Jusqu’à lundi, donc. J’ai eu la chance d’assister au concert de dimanche soir avec mon amie M. (Si, si, celle du sac de saison !) Je suis arrivée curieuse et guillerette aux Folies Bergères, j’en suis repartie sur un petit nuage. Je soupçonne d’ailleurs mon esprit d’être resté là bas tant j’ai l’impression de vivre depuis dans le monde merveilleux de Vanessa.

Depuis la sortie de Joe le Taxi en 1987, Vanessa Paradis a connu une ascension digne d’un Walt Disney, dont elle a d’ailleurs fini par épouser l’un des héros (cf Pirates des Caraîbes).
La France a assisté, médusée, à l’évolution de cette enfant prodigue devenue célèbre avant toute autre chose. La force de Vanessa n’est pas d’avoir su percer mais de durer, encore et toujours. Son succès est désormais incontestable en France et elle y bénéficie d’une telle aura que je me demande encore si elle a des détracteurs.
Incarnation parfaite du style et de la classe à la française, elle est la muse de Karl Lagerfeld depuis ses 19 ans, âge auquel elle devint l’égérie du parfum Coco. Celui-ci ne tarit pas d’éloges sur elle et semble aujourd’hui encore ému de la prendre en photo (Vanessa est actuellement l’égérie du rouge à lèvres « Rouge Coco » de Chanel). Tout ce qu’elle touche semble se transformer en or. Vanessa ne tourne pas beaucoup et sort peu d’albums. Mais lorsqu’elle le fait, le succès est au rendez-vous, si l’on en croit le récent succès de « L’Arnacoeur », carton au box office l’année passée, ou encore les récompenses attribuées à ses deux derniers albums, respectivement disque de platine et triple disque de platine (ndlr « Bliss » en 2000 et « Divinidylle » en 2007).
A mon sens, la plus grande réalisation de Vanessa reste incontestablement sa virtuosité à concilier vie familiale et vie professionnelle. Un mari que la terre entière lui envie, moi la première, et avec qui elle a eu deux magnifiques enfants. Non je ne suis pas jalouse. Du tout. Et en plus, elle se paie le luxe de privilégier sa vie de famille, tout en continuant, comme toujours, à faire des choix artistiques d’une pertinence rare (depuis Serge Gainsbourg, qui lui a écrit « Variations sur le même t’aime » en 1990, jusqu’à M, qui a écrit une grande partie de son album « Divinidylle » sorti en 2007).
C’est donc forte de ces considérations que je me suis rendue à son concert acoustique, ne pouvant toutefois m’empêcher de me demander si tant de réalisations exceptionnelles dans une existence somme toute courte (Vanessa est née en 1972), n’étaient pas à même de remettre en cause sa crédibilité artistique sur scène.
Que nenni ! J’ai été bluffée. Vanessa a une voix magnifique, fragile et profonde à la fois, elle chante juste et elle crée une complicité exceptionnelle avec ses musiciens.
D’emblée, elle nous transporte dans son univers. Sur scène, elle est habitée par sa musique tout simplement. Elle nous a gratifié de ses plus grands succès, de « Joe Le Taxi » version berceuse, à « Pourtant » et « Il y a », en passant par « Tandem », mon préféré. Ce fut également pour moi l’occasion de découvrir certains morceaux de son album en anglais réalisé par Lenny Kravitz. Je recommande tout particulièrement « Be my baby » et « Sunday Mondays ».
Sa reprise de l’«Hallelujah » de Jeff Buckley m’a plus que convaincue, son coup de folie sur « L’incendie », où elle martèle la batterie de toutes ses forces, est venu me rappeler son côté rock’n’roll, trop souvent éclipsé par son apparence frêle et sa grâce innée.
D’emblée, elle nous transporte dans son univers. Sur scène, elle est habitée par sa musique tout simplement. Elle nous a gratifié de ses plus grands succès, de « Joe Le Taxi » version berceuse, à « Pourtant » et « Il y a », en passant par « Tandem », mon préféré. Ce fut également pour moi l’occasion de découvrir certains morceaux de son album en anglais réalisé par Lenny Kravitz. Je recommande tout particulièrement « Be my baby » et « Sunday Mondays ».
Sa reprise de l’«Hallelujah » de Jeff Buckley m’a plus que convaincue, son coup de folie sur « L’incendie », où elle martèle la batterie de toutes ses forces, est venu me rappeler son côté rock’n’roll, trop souvent éclipsé par son apparence frêle et sa grâce innée.
Pour ceux qui en doutaient encore, Vanessa Paradis ne se contente pas d’être une femme épanouie et une icône de mode. Elle est une artiste à part entière, avec un univers qui n’appartient qu’à elle, et grâce auquel elle est parvenue à conquérir la salle comble dont j’ai fait partie l’espace de 3h dimanche soir.




0 commentaires:
Enregistrer un commentaire