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vendredi 25 février 2011

Quand la littérature s'attaque à la "Parisienne attitude"

Je ne pense pas vous apprendre grand-chose en affirmant combien il peut être difficile d’écrire.

Comment ne pas tomber dans la mièvrerie pour décrire quelque chose que l’on a particulièrement apprécié ?

Pourquoi nos plus gros coups de gueules sont-ils bien souvent les articles remportant le plus de succès et de commentaires ? Faut-il donc toujours avoir un regard critique ET sévère sur nos expériences ?

Mon objectif à travers ce blog est de prendre du recul sur mes expériences pour vous les faire partager, avec une prédilection pour l’actualité mode et culturelle qui me passionne. J’essaie de porter un regard critique sur les anecdotes que je vous livre, sans jamais perdre de vue qu’au-delà de la description, l’analyse est un ingrédient fondamental pour asseoir la crédibilité d’un article. Cependant, je ne perds pas de vue que la légèreté est tout aussi importante que l’analyse !

Pour illustrer le clivage mentionné plus haut, entre critiques positives et négatives, je vous propose aujourd’hui de découvrir deux livres dont la presse a beaucoup parlé en ce début d’année 2011. L’un m’a beaucoup plu (peut-être parce que je ne l’attendais pas) tandis que l’autre m’a déçue (peut-être parce que je l’attendais trop).

Il s'agit de « Dessine moi un parisien » d’Olivier Magny et « La Parisienne » d’Inès de la Fressange. Achetés le même jour, c’est comme qui dirait, ce que l’on appelle un achat groupé ! Btw, j’ai oublié de le préciser plus haut, mais mon rêve en tant que blogueuse serait aussi de pouvoir sortir mes articles « en tant réel » et non 3 semaines après tout le monde. Mon travail me prend malheureusement trop de temps pour que cela soit envisageable. L’avantage étant qu’au moins, tout le monde sait de quoi je parle et est donc à même de donner son avis !


Toujours est-il que j’ai adoré le premier. Une vraie révélation.
Adapté de son blog http://www.o-chateau.com/, Olivier Magny nous y livre une satire sur les parisiens et leurs petites manies et autres tics de langage.
C’est Géraldine Dormoy qui, par le biais de sa critique et de son interview filmée, m’avait aussitôt convaincue de l’acheter et, comme elle, je trouve que le livre évite astucieusement les poncifs bobos auxquels on était en droit de s’attendre. Il se présente sous forme de chapitres, ces derniers étant chacun consacrés à un concept/expression typiquement parisien.
On y apprend notamment que « Trois critères conditionnent la coolitude à Paris : posséder un iPhone, porter des Converse et manger des sushis » ou encore que « à la seconde où le non-Parisien prend le volant, il devient les deux derniers chiffres de sa plaque d’immatriculation ».

Alors si vous aussi, êtes des adeptes des « p’tits week-ends », ne jurez que par « les Grandes Ecoles », ou balancez tous les lundi matin en arrivant au bureau un « Tiens, dimanche j’ai vu un film pas mal » que vous aurez bien sûr regardé en VO car « la VF, j’y arrive plus », vous apprécierez certainement l’habileté d’Olivier Magny à manier sa plume pour faire de nos défauts de délicieux travers.



« La Parisienne » d’Inès de la Fressange m’a en revanche, déçue. Peut-être en a-t-on trop parlé. Son ouvrage est, de toute évidence, moins adressé aux parisiennes qu’à celles aspirant à le devenir, et encore.

Je l’ai ouvert avec délices, m’attendant à y découvrir les meilleures « adresses secrètes » du style parisien, fruit de ses longues années passées à l’apogée du mannequinat, ou encore des petites boutiques méconnues et regorgeant de trésors.

Au lieu de cela, j’ai « découvert » que les bonnes adresses mode à Paris sont Vanessa Bruno, Isabel Marant, Le Bon Marché ou encore Sandro et Maje, et que les bonnes adresses gastronomiques sont Chez Georges, Cojean ou encore le Water bar de Colette. Et je passerai sur les adresses shopping internet proposées qui ne sont autres qu'urbanoutfitters.com, topshop.com ou encore colette.com.
Ces adresses représentent, certes, une certaine facette du style de la parisienne. Mais quel est l’intérêt d’en parler dans ce livre ? Non seulement chaque parisienne connaît à coup sûr l’exhaustivité de ces adresses, mais les femmes non parisiennes susceptibles de s’offrir ce livre également.

Le chapitre sur les fashion faux pas est venu me porter un coup de grâce, alors que j’espérais encore me laisser convaincre. On y apprend que le soutien-gorge à bretelles transparentes ou encore, le string dépassant jean ne seraient a priori pas d’obédience stylée. La femme n’est-elle pas génétiquement programmée depuis au moins une décennie pour connaître ces choses là ?

A noter toutefois, quelques bonnes adresses déco et beauté. Les conseils de style des premières pages sont également agréables à lire, et ce d’autant plus qu’ils sont agrémentés de photos de sa magnifique fille Nine. Et, de mon point de vue, ces quelques clichés lui suffisent pour voler irrémédiablement la vedette à sa mère.

En résumé, le manque de valeur ajoutée de cet ouvrage est à déplorer. Dommage, car l’idée de départ était alléchante. J’ai eu la naïveté de penser qu’avec une carrière aussi enrichissante que la sienne, elle nous aurait transmis un savoir plus pointu et moins téléphoné.

1 commentaires:

  1. Oh je voulais m'acheter La Parisienne d'Ines de la Fressange mais j'avais peur d'un énième livre sur ce sujet vide de vraies nouveautés, manifestement c'est le cas... Cela dit, avoir du style ou le goût de s'habiller n'est pas donné à tout le monde !

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